page créée le 17 avril 2003
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Edvard Munch,
La Broche - Eva Mudocci,
1903, lithographie et craie.
Edvard Munch, Die
Graphik, Berlin, Kupferstichkabinett, 12 avril-13
juillet 2003.
Le Kupferstichkabinett (cabinet des arts
graphiques) des musées nationaux de Berlin, présente une
sélection de sa collection d'œuvres graphiques d'Edvard Munch.
L'exposition est principalement basée
sur la période symboliste-Fin de siècle de Munch (1894-1905),
la plus connue et la plus appréciée, avec des œuvres
telles que Le Péché, La Jalousie, Vampire,
L'Enfant malade, Madonna, etc. Elle est d'ailleurs centrée
sur la Frise de la vie (prêtée pour trois mois par
la Neue Nationalgalerie de Berlin), dont on nous rappelle qu'elle est
l'oeuvre centrale de l'artiste puisqu'elle reprend un bon nombre de ses
tableaux et gravures, dont beaucoup de celles-ci sont présentées
ici. Mais cette exposition offre aussi à voir d'autres objets beaucoup
moins connus : un grand nombre de portraits - dont ceux d'Ibsen et de
Strindberg ne sont que la partie émergée -, des paysages
de villes et de campagne et quelques œuvres animalières, prévues
en grande partie pour l'illustration d'une fable qu'il a écrite,
Alpha og Omega (Alpha et Omega).
Au travers de cette exposition, on admire la
formidable capacité de Munch à s'adapter à diverses
techniques de gravure : pointe sèche, burin, grattoir, eau-forte
; sur cuivre, sur bois, lithographie, hectographie ; en noir et blanc
ou en couleur, le plus souvent rehaussées de craie et/ou d'encre
sur des papiers de différents grammages, formats, qualités,
couleurs. Il sait jouer de tous ces paramètres pour arriver à
ses fins artistiques. Chacune des techniques lui offre un rendu particulier
et au sein d'une même technique, il sait décliner les différents
états. Il reprend beaucoup de thèmes qu'il a abordés
en peinture et, par des moyens d'expression totalement différents,
il cherche à rendre d'autres impressions.
Certaines de ces œuvres nous rappellent
aussi qu'il est l'un des premiers à avoir retrouver l'art de la
xylographie, ouvrant la voie au graphisme expressionniste allemand. Le
résultat fruste est en accord avec sa volonté de revenir
à des formes simples, porteuses d'une expressivité exacerbée.
On regrettera néanmoins la petitesse
de cette exposition due certainement à l'exiguïté de
la salle réservée pour ces évènements. Malgré
la présentation de 106 feuilles (sur les 850 que l'artiste a produites),
on est tenté d'en demander beaucoup plus. L'impressionnante collection
dont se targue le Cabinet dans le texte de présentation aurait
certainement mérité d'être mieux représentée.
Catalogue, en allemand, 255 pages,
257 reproductions en noir et blanc et en couleur, 22,50 euros.
sites internets : www.kupferstichkabinett.de
(en anglais ou allemand)
pour en savoir plus : www.munch-museet.no
(en anglais ou norvégien).
Un catalogue de toute l'oeuvre graphique d'Edvard Munch est consultable : 128.39.62.5/eksterne/mm/graphikk/english.asp
(en anglais)