page créée le 7 avril 2003
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Attention le texte qui suit n'est qu'une énorme erreur et ne doit aucunement être pris au sérieux. L'auteur se dégage de toute responsabilité si, par la suite lors d'une discussion, le lecteur est confronté à des problèmes d'ordre culturel avec quelques tédesques Teutons d'outre-Rhin.

        « April, april, der macht was er will »

        Ce tédesque dicton peut se traduire par « en avril, fait ce qu'il te plaît ». Même si cela perd beaucoup à la traduction empêchant de rendre toute la poésie du message, on s’étonnera tout de même d'une chose : les Allemands on le droit de faire ce qu’il leur plaît au mois d’avril, quand les Français doivent attendrent un mois de plus et, pendant ce temps-là, garder tous les fils sur eux. Il est vrai que dans les esprits tant Allemands que Français, faire ce que l'on veut au printemps et immanquablement associé au beau temps. Assurément, il est tout de même plus agréable de faire ce que l'on veut sous les doux rayons du soleil que sous des trombes d'eau ou des giboulées.
        Qu’est-ce que cela veut alors dire ? Que les beaux jours et l’insouciance arrivent plus tôt en Allemagne qu’en France et qu’au mois d’avril, de Berlin à Cologne et d’Hambourg à Munich, on peut tout prendre à la légère. Cela est difficile à croire ! Surtout quand l’on voit que le soleil et le radoucissement se font encore espérer et même qu’il n'est pas rare qu'il neige à cette période (à l'heure où j'écris, il neige d'ailleurs sur Berlin). Ainsi, il faut attendre le mois de juin si on veut vraiment faire ce qu'il nous plaît sous un vrai et fort soleil. Par contre si l'on aime les changements subits de température et passer en cinq minutes de la grêle (ou de la neige) au grand ciel bleu, alors effectivement, on peut venir passer son temps libre à Berlin en avril, on ne sera aucunement déçu.
        Néanmoins, dans un tel dicton on doit plutôt comprendre l’expression de l'attente prolongée des beaux jours après des froidures qui peuvent durer six mois (d’octobre à mars, à Berlin du moins). Et c'est pourquoi, dès les premiers rayons de soleil et même s'il ne fait pas encore très chaud (doux euphémisme), tout Berlin et avec elle l’Allemagne entière, est-elle dans les parcs et sur quelques terrasses pour se mettre à la lumière. Elle tourne d’ailleurs directement son visage vers l’astre solaire et, les yeux fermés et emmitouflée dans son manteau, elle joue au tournesol.
        Cependant, dans ce dicton teuton, il faut plutôt comprendre qu'on a profité de la rime d’April avec will pour confectionner un de ces adages maintenant ancestraux. Et si les Allemands peuvent faire ce qu’ils veulent dès le mois d’avril, on peut alors se demander ce qu’il en est d’un pays (je ne l’ai pas encore trouvé) où le verbe vouloir rime avec le nom désignant novembre ou janvier. A moins d’être un pays ensoleillé toute l’année ou que, au contraire, les habitants soient allergiques au soleil ou des grands amateurs de froid, il est fort probable que ceux-ci doivent malheureusement se passer d’une de ces hautes pensées de la sagesse populaire.

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