page créée le 8 février 2003
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Théophile Gautier

PIERRE DE CORNELIUS

I

 

            La renommée de Cornélius est européenne. Son nom intervient dans toutes les discussions d’art, et il occupe une place élevée que personne ne lui conteste parmi les maîtres les plus sérieux. Cependant, quoique illustre, on peut dire qu’il est peu connu en France. Quelques-unes de ces belles gravures sobres et simples que les Allemands savent si bien buriner, exposées au vitrage de Hauser, ont donné de lui une haute idée ; mais jamais il n’a paru à nos expositions, et les artistes ou les critiques qui ont vu des originaux de Cornélius se comptent. Ce maître n’a guère peint qu’à la fresque, et, si les tableaux voyagent, les peintures murales restent liées aux édifices qu’elles décorent. Il faut se conduire avec elles comme le prophète avec la montagne, et aller vers elles, puisqu’elles ne viennent pas vers nous ; c’est ce que nous avons fait, et c’est de Munich même, où se trouve les principaux ouvrages de Cornélius, que nous datons cette étude sur son talent.
            L’école moderne allemande, dont nous apprécions la doctrine et les œuvres, a des prétentions justifiées de philosophie, d’esthétique et de science ; elle compose bien, surtout au point de vue littéraire ; l’historien, l’antiquaire et le mystagogue n’auraient rien à reprendre à ces grandes machines, savamment conçues, qui se déroulent sous les voûtes des églises et des palais improvisés à Munich par le dilettantisme du roi Louis. On voit qu’Hésiode, Homère, la Bible, les Pères de l’Eglise, le moine byzantin du couvent d’Agrapha, Winckelmann, Ottfried Muller, Creuzer et sa symbolique, sans compter Herder, Fichte et Hegel, sont parfaitement familiers à ces peintres érudits pour qui l’art n’est presque qu’une écriture dont ils se servent pour traduire l’idée, écriture plutôt hiératique que démotique, et qu’il faut savoir déchiffrer ; Orcagna, Simone Memmi, Benozzo Gozzoli, l’ange de Fiesole, le Pérugin, ne leur sont pas moins connus qu’Hemling, Van-Eyck, Lucas de Leyde, Cranach, Wolgemuth, Albert Durer et Holbein ; ils ne dédaignent même ni Raphaël ni Michel-Ange, et la seule chose dont ils ne se soient pas avisés, c’est d’ouvrir les yeux à la nature vivante, de regarder l’homme, la femme et l’enfant, le ciel, la verdure et les eaux.
            On dirait qu’ils n’ont pas la puissance de percevoir un objet directement, et qu’il ne leur arrive que déjà reflété par un tableau. Une éducation artistique trop parfaite les rend insensibles au spectacle des choses ; ils sont comme ces gens qui pleurent à une tragédie et que ne toucherait pas un malheur réel. Aussi voit-on que l’exécution les ennuie, que la palette pèse à leur pouce, et qu’ils ont hâte de jeter le pinceau pour reprendre le crayon ; le côté plastique de l’art leur semble trop matériel, et, leur pensée une fois exprimée, ils laissent volontiers à des élèves ou à des manœuvres le soin de la revêtir de couleurs. – Une toile de Decamps, représentant un pan de mur grenu, égratigné, truellé d’empâtements, cuit de soleil, incandescent de lumière, sur lequel se profile l’ombre bleuâtre d’un petit âne au repos, doit être pour eux de la plus méprisable insignifiance, et cependant il y a là plus de véritable peinture que dans les immenses compositions irréprochablement raisonnées de la Glyptothèque et de la Pinacothèque, qui satisfont autant l’esprit qu’elles mécontentent l’œil. Nous ne demandons cependant pas à la fresque les teintes fraîches, vraies et variées de l’huile ; nous savons qu’elle doit se borner à des tons locaux, d’une neutralité harmonieuse et d’une gamme tranquille, faisant corps avec l’architecture, quoique Masaccio et André del Sarte à Florence, Lippi à Orvieto, et d’autres maîtres italiens, aient su, même a tempera, flatter le regard par un coloris blond et d’une sérénité lumineuse. Dans la peinture murale, la composition et le style sont l’importante affaire ; mais il ne faut pas qu’une exécution désagréable vienne annihiler des qualités réelles. Quand une fresque ou un tableau ne vous fait pas plaisir, indépendamment de l’idée et du sujet qu’ils représentent, l’artiste a manqué son but, comme le compositeur dont les airs auraient besoin pour être appréciés qu’on en connût les paroles. L’art doit exister par lui-même en dehors de la philosophie, de la poésie et de l’histoire, et c’est pour cela qu’un torse grec, sans tête ni bras, ni jambes, fragment anonyme d’une statue détruite, peut jeter dans une pure extase toute âme sensible à la beauté plastique ; les artistes de l’école allemande ont trop souvent oublié cette vérité fondamentale, et, par là, singulièrement diminué l’effet et la valeur de leurs œuvres. Les hommes du nord, moins favorisés du ciel, n’ayant pas, comme les peuples du midi, perpétuellement sous les yeux de nobles types éclairés par un pur soleil, se replient dans l’abstraction, et conçoivent l’art plutôt qu’ils ne le sentent ; aussi la volonté brille chez eux plus que le don. Sans connaître l’objectif ni le subjectif, le moindre élève de Pinturicchio ou de Signorelli était plus naturellement peintre que telle célébrité de Munich qui fournirait à la critique, le sujet de plusieurs dissertations pleines de profondeur. Ce n’est ni l’esprit, ni la science, ni le talent, ni même le génie qui fait défaut à ces artistes, c’est le tempérament du peintre ; qualité que rien ne remplace, à notre avis, et qu’on sent dans le plus vague coup de pinceau.
            Nous avions besoin d’établir ces généralités, qu’on retrouvera reproduites avec les pièces justificatives à mesure que nous décrirons les importants ouvrages dont sont ornés les églises, les musées et les palais de l’Athènes bavaroise. Si l’on nous accorde qu’en matière plastique l’exécution ne doit pas être sacrifiée à l’idée, et que la beauté est le but de l’art, on ne s’étonnera pas de la sévérité de nos jugements sur quelques peintures célèbres et trop vantés.
            Pierre de Cornélius peut être considéré comme le chef de l’école allemande, ou, pour parler d’une manière plus exacte, du cycle des peintres attirés et fixés à Munich par la munificence éclairée du roi Louis. Quelques-uns ne sont pas ses élèves, mais tous ont plus ou moins subi son influence et marché dans la voie qu’il avait ouverte. Il a exercé sur cette génération d’artistes une autorité pareille à celle de M. Ingres sur ses nombreux disciples : c’est un génie absolu, dominateur, et par cela même très-propre à faire une révolution en peinture ; il a, sur les différentes directions de l’art, des systèmes arrêtés, des principes inflexibles contre lesquels il n’admet pas de discussion, et s’il se trompe, c’est savamment, et d’après une esthétique particulière. Ses qualités comme ses défauts sont voulus.
            Fils d’un inspecteur de la galerie de Dusseldorf, Cornélius montra de précoces dispositions, et tout jeune il copiait déjà des gravures de Marc-Antoine et de Volparto. Il commença par peindre des gonfanons, des bannières et autres petits ouvrages de ce genre, qui lui procuraient un peu d’argent et l’empêchaient d’être à charge à sa famille ; puis il exécuta des peintures murales à l’église de Neuss, dans un style raphaélesque, et à ving-six ans dessina les célèbres illustrations de Faust, qu’il envoya a Goëthe. Il put alors réaliser le voyage de Rome, objet de tous ces désirs. Là, il se lia d’amitié avec Overbeck, qui l’avait précédé dans la ville éternelle, et tous deux, établis au fond d’un couvent en ruine, étudiaient et travaillaient avec une ardeur infatigable, se montrant leurs compositions et leurs ébauches à la fin de la semaine, et ne s’épargnant ni les conseils ni les critiques. Overbeck et Cornélius furent à Rome, le centre d’une petite colonie artistique allemande, composée de Schadow, de Veit, de Schnorr, du graveur Amsler et de quelques autres. Dans ce cénacle s’agitaient les plus hautes questions d’art et se déduisaient des théories qui ne restèrent pas à l’état de rêve, grâce à l’enthousiasme de Louis, alors simplement prince royal.
            Les fresques de la Glyptothèque et de l’église de Saint-Louis furent commandées à Cornélius, qui en fit les cartons à Rome et vint les exécuter à Munich, après s’être démis de sa place de directeur de l’académie de Dusseldorf, incompatible avec des travaux si importants. Plusieurs de ses élèves le suivirent et trouvèrent amplement de quoi s’occuper, soit en peignant d’après les dessins de leur maître, soit à des ouvrages originaux ; car ce qui s’est fait de peinture à Munich dans une période d’une quinzaine d’années passe vraiment l’imagination et montre quelle activité peut imprimer à son époque une volonté puissante. Ici le roi n’a jamais fait défaut aux artistes, si trop souvent les artistes ont fait défaut au roi. Il leur a livré des monuments superbes, construits exprès, des voûtes et des pans de murailles éclairés par le jour le plus favorable, dans des styles d’architecture variés, et rarement le génie eut pour se déployer la place la plus belle. De nobles essais ont été tentés, et plusieurs auraient réussi sans ce mépris de l’habileté pratique qui est comme un des dogmes de l’école.
            Nous allons nous occuper aujourd’hui des peintures de Cornélius à l’église de Saint-Louis ; ce sont les plus belles du maître et celles où il a le plus travaillé. Nous avouons que rien ne nous charme comme le propria manu pingebat écrit au bas d’une œuvre, la forme étant pour nous inséparable de la pensée, et c’est un plaisir que Cornélius ne vous donne pas souvent.
            L’église de Saint-Louis est dans le style gothique italien : ses deux clochers en forme de pyramidion et sa façade blanche s’aperçoivent d’un bout à l’autre de la Ludwig-Strasse, surtout lorsque le soleil brille sur les tuiles coloriées et disposées en mosaïque de son toit. Des statues de L. Schwanthaler ornent les niches du fronton : elles représentent Jésus-Christ et les quatre évangélistes, saint Pierre et Saint Paul, et sont, comme toute l’église, en calcaire blanc. Saint-Louis a été bâtie par l’architecte Gartner, de 1829 à 1843, avec cette rapidité qui caractérise toutes les constructions entreprises sous ce règne, et dont aucune n’est restée inachevée. Ce n’est pas sur un bâtiment fondé par le roi Louis de Bavière qu’on verra se profiler cette grue qui semble attendre les pierres à la dernière assise de tant de cathédrales et de tours interrompues. – S’il a tout commencé, il a tout fini.
            Quand on met le pied dans l’église, ce qui attire invinciblement les yeux, sans vous donner le temps de regarder les longs et sveltes piliers, les voûtes peintes en bleu et constellées d’étoiles d’or, c’est une immense fresque de vingt-et-un mètres de haut sur treize de large, qui occupe tout le fond de la nef principale : un Jugement dernier, se déroulant avec son Christ central et ses guirlandes d’esprits bienheureux et de damnés.

            L’aspect général de cette grande page est assez harmonieux ; les groupes de figures se détachent sans trop d’aridité d’un fond bleuâtre, avec cette pâleur mate et sobre qui sied à la peinture murale. La fresque s’applique bien à la surface qu’elle recouvre, sans y faire ni trou ni saillie ; lorsqu’on s’approche, si quelques contours s’inscrivent durement, si quelques détails prennent de la sécheresse, si quelques tons papillotent, du moins rien n’est résolûment hostile à l’œil, et vous n’êtes pas détourné du sujet par la brutalité ou la maladresse de l’exécution. Cornélius, en peignant ce mur, avait encore dans la prunelle un rayon de la lumière italienne, et son sauvage coloris allemand s’était adouci sous les voûtes de la Sixtine. Les peintures de l’église Saint-Louis sont les plus satisfaisantes, comme couleur, que nous ayons vues de ce maître.
            Il ne serait pas difficile de signaler dans cette vaste composition bien des réminiscences : Orcagna, Signorelli, Michel-Ange, Rubens, Michel Coxcie, pourraient y revendiquer, qui un ange, qui un démon, qui un élu, qui un damné ; mais ces plagiats sont sans doute volontaires et fait avec un but syncrétique.
            Au centre de la région supérieure, le Christ, assis sur les nuées, tient les assises suprêmes. Au-dessus de lui, des anges portent les instruments de la Passion. Au-dessous, un ange apocalyptique ouvre, en manière de cartouche, le livre de la vie et de la mort éternelles, et les clairons célestes sonnent la fanfare du jugement. – A sa droite et à sa gauche, le Vieux et le Nouveau Testament sont symbolisés par des patriarches et des prophètes, des évangélistes et des apôtres. La région intermédiaire est peuplée d’essaims d’âmes qui se rendent aux pieds du juge et sont admises aux félicités du Paradis ou précipitées dans les supplices de l’Enfer. Chaque catégorie forme une spirale ascendante et descendante, entremêlée d’anges et de diables, et dont les groupes se relient les uns aux autres par des inventions plus ou moins ingénieuses : du côté des bienheureux, l’on distingue Fra Beato Angelico dans son froc de moine, et Dante avec son costume traditionnel, camail rouge et couronne de laurier, que des anges aux ailes palpitantes tiennent par la main et font voler à travers l’air limpide. Ces figures sont heureusement enchaînées, et leur mouvement ascensionnel se comprend bien. Du côté des réprouvés, deux moines hideux, livides, la têtes à demi engloutie sous la cagoule, s’approchent du trône de Satan, plus boulversés par la peur que par les remords. Ce groupe est vraiment d’une énergie terrible et monstrueuse. Sous les pieds-griffes de Satan se tordent les deux plus grands coupables du monde, les deux scélérats en horreur à l’Enfer même : Judas, qui vendit son Dieu ; Ségeste, qui vendit sa patrie.
            Au milieu de la composition, dans la partie inférieure, se tient debout, le bouclier au bras et l’épée à la main, l’archange Michel, dont la haute figure sépare la zone du Paradis de la zone de la Résurrection. Un ange dispute et enlève au démon un âme sauvée par les prières de la sainte Vierge, agenouillée avec saint Jean aux pieds du Christ. Des morts sortent de leur tombe, secouant la poussière des siècles et frissonant aux éclats de la trompette, et divers groupes représentent les épisodes traditionnels des jugements derniers, un de ces sujets inépuisablement usés qui exercent depuis tant de temps la brosse des peintres et le ciseau des sculpteurs. Dans un coin du tableau apparaît modestement, entre les épaules de deux esprits bienheureux, une tête couronnée de lauriers, dont les traits rappellent ceux du roi Louis de Bavière, fondateur de l’église. Dans les naïves sculptures du moyen âge, il n’est pas rare de voir un roi, un prince ou tout autre personnage pieux se présentant à la porte du ciel, tenant en main un petit modèle de cathédrale ; le roi Louis pourrait en offrir quatre au gardien du Paradis, et cependant il ne se montre que de trois quarts et sur le terrain neutre de la Résurrection par une réserve de bon goût, et l’innocente flatterie du peintre ne dépasse pas les limites de la plus stricte orthodoxie.
            Cornélius cherche la grandeur et le style, et il les atteint quelquefois ; il aime les musculatures détaillées et saillantes, les exagérations anatomiques, les contours ronflants, les raccourcis outrés, les postures strapassés, les renversements impossibles, les violences herculéennes et titaniques de Michel-Ange. Mais là où le terrible Florentin trouvait en lui-même l’expression de ses pensées surhumaines, l’érudit imite des poses, des tournures, des groupes connus de quiconque a fait le voyage d’Italie et s’est arrêté quelques heures dans la chapelle Sixtine.
            Sans doute il a fallu beaucoup d’art et de science pour arranger et combiner cette immense machine, cette vaste mosaïque de motifs pris à droite et à gauche ; mais nous n’y saurions voir un génie original et prime-sautier ; la nature de l’homme ne s’y trahit pas par un trait inatendu, ou du moins nous ne l’avons pas découvert, à moins qu’on ne le trouve dans un certain germanisme de types qui perce à travers l’imitation de Michel-Ange, et dont l’artiste n’a pu se défaire. Partout l’érudition arrête le libre élan du génie. L’omniscience du peintre a toujours pour son idée une forme toute prête tirée d’un chef-d’œuvre analysé, discuté et compris comme savent le faire les Allemands.
            La voûte au-dessus du Jugement dernier représente Dieu créant l’univers ; saint Michel et les anges combattant les esprits révoltés ; Gabriel conduisant le chœur des anges gardiens. A la clef de voûte du transept plane le Saint-Esprit ; ensuite viennent dans des compartiments séparés la Communion des saints, les patriarches et les prophètes, les apôtres et martyrs, les docteurs et fondateurs d’ordres, les rois et les vierges. Ces figures, dessinées par Cornélius et peintes par Kransberger, Hermann, Moralt, Heilerd, Sturmer, Lang, et d’autres artistes, ont de la grandeur et de la majesté. On y sent surtout cette âpre volonté du beau, ce noble dédain de la vulgarité, cette recherche violente du style qui caractérisent Cornélius et lui ont valu tant d’amirateurs, malgré la rébutante sécheresse de son exécution et l’étrangeté d’un coloris dont les nuances naturelles semblent systématiquement exclues. Ces compositions gravées formeraient d’excellentes estampes.
            L’Adoration des Mages et la Crucifixion, placées aux deux bouts de la nef transversale, ne rajeunissent pas un thème que les grands maîtres ont tant de fois admirablement traité ; cette Vierge au geste symétrique, assise dans une crèche arrangée en trône, n’a pas cette grâce humble et souriante qui doit illuminer la jeune mère de Dieu, et qu’ont su lui donner les plus maladroits peintres gothiques. Les Mages sont bien peu fervents dans leur adoration, et ressemblent à des conseillers auliques s’acquittant distraitement d’un baise-main officiel.
            Le Jésus sur la croix, malgré la gravité habituelle à Cornélius, n’a pas tout le sérieux qu’une pareille scène comporte. Le diable, accroupi sur la branche de la croix au-dessus du mauvais larron, est presque comique comme un démon de Callot ; et le gros homme planté sur le devant, les deux mains derrière le dos, rappelle le bourgmestre de la Descente de croix de Rembrandt, expèce d’anachronisme pardonnable à la naïveté ignorante, mais que le savant peintre de la Pinacothèque et de la Glyptothèque pouvait éviter mieux que personne.
            En dépit de nos critiques, un pareil travail, accompli en six ans, n’en est pas moins digne d’éloges et peut justifier jusqu’à un certain point la grande réputation dont Cornélius jouit en Allemagne. Les salles des héros et des dieux, que nous examinerons dans un prochain article, seront de moins facile défense.
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